« Remettre l’homme à sa place »

renard-dormant'

 » Qu’il était émouvant, au journal de 20 heures de la télévision, ce père affligé par la mort de son fils de 13 ans, victime d’un requin, alors qu’il pratiquait le surf, sur une côte de l’île de la Réunion, dans une zone interdite. L’homme courroucé interpellait les « messieurs de PARIS » pour qu’ils agissent contre les requins.

Qu’il était vindicatif et menaçant ce bien peu bucolique éleveur de moutons des Alpes Maritimes qui, dans le même journal, dénonçait la hardiesse des loups venus aux abords de son village, tuer son bétail, loups qui bientôt empêcheraient les petits enfants de sortir la nuit.

Qu’ils sont lamentables ces maires, ces présidents de départements qui font abattre les arbres des places publiques et des bords de routes au prétexte qu’ils sont malades ou qu’ils compromettent la sécurité des automobilistes, alors que le platane salvateur protège le paisible piéton du chauffard criminel, grisé de vitesse, dont il interrompt opportunément la course qui, sans lui, aurait fauché notre innocent. En fait, l’homme oublie qu’il n’est qu’une espèce parmi d’autres et que cette terre est celle de la vie et non celle d’homo sapiens.

Il n’est guère sage cet animal qui prend la planète pour son terrain de jeux, les espaces naturels pour des parcs à moutons et qui interdit les arbres parce qu’ils possèdent des troncs et des branches. Il génère par son irresponsabilité, son infantilisme attardé, sa cupidité insatiable une catastrophe globale, la disparition des formes de vies qui ont tout autant que lui une place dans la biosphère.

Dans l’océan, les requins priment sur l’homme qui doit limiter ses terrains de jeux à des zones protégées, équipées de dispositifs de sécurité.

Dans les campagnes, les animaux d’élevage doivent bénéficier de protections les mettant à l’abri des prédateurs qui ont le droit de vivre et de jouer leur rôle dans la chaîne alimentaire. Vous lirez, dans une certaine presse régionale débile, acquise au lobby chasse contre nature, que prolifèrent les sangliers, les chevreuils et même les renards et que la biodiversité n’est nullement en danger.

Nous atteignons ici le comble de l’imposture ou du crétinisme. Le sanglier de semi-élevage du chasseur Français ne résume pas la biodiversité. Il n’y a que quelques décennies, les automobilistes constataient que leurs pare-brises s’obscurcissaient, en été, par la masse d’insectes volants qui s’y écrasaient. Les choses changent vite. Les campagnes se vident d’insectes et avec eux se font rares amphibiens, reptiles, oiseaux insectivores.

Les poisons agricoles et les infrastructures de béton expliquent cet anéantissement. Les lobbies de la chasse, de l’agrochimie et leurs petits copistes insinuent la peur des animaux à des hommes hors-sol, prisonniers d’un urbanisme biocide, hommes auxquels on fait croire que le sanglier est un fauve redoutable, que les renards attaquent les passants, que les pigeons propagent des maladies, que la nature grouille de vipères et de vermines inquiétantes. Or, la seule peur qui vaille ici est celle de ces phobies entretenues par ceux qui ont intérêt à ce que l’homme n’aime pas la nature et ne voient dans l’animal, non pas un compagnon de vie, mais un ennemi à contenir.

Le mécanisme psychique du spécisme rejoint celui du racisme : peur de l’inconnu et rejet de ce qui fait peur. Ce n’est point une vue de l’esprit que de constater que l’animal le plus violent, le plus dangereux, le plus grand prédateur d’humains, le plus sadique en ce qu’il fait de la souffrance d’autrui une jouissance, est l’homme et qu’il y a moins de sécurité dans les zones urbaines que dans la forêt.

L’homme a sa place sur terre, mais il ne saurait occuper toute la place. D’autres formes de vies partagent l’espace disponible et notre maîtrise n’a de sens que de permettre, non d’éliminer, de torturer, de massacrer, mais de concilier les impératifs de toutes les espèces.

Les manifestations « contre nature » révèlent la violence fondamentale de l’homme chasseur, guerrier, génocideur, l’homme qui obéit à ses pulsions et ne parvient pas à s’hominiser. Aucun fondement éthique ne justifiera jamais l’extinction d’une espèce, la maltraitance d’un être doté de sensibilité, le refus de la diversité. Le nombre des chasseurs s’amenuise, bien qu’un lobby sournois et sectaire perdure à manipuler les pantins de la politique. En ce pays et partout ailleurs, le processus d’hominisation est en marche et il passe par l’apprentissage du respect de toute vie. Pour nous, ce ne sera pas « l’homme d’abord », mais l’homme aussi !  »

Gérard Charollois.

D’autres lettres engagées de Gérard Charollois sur ecologie-radicale.org

Publicités

Vache à hublot !

Une vache à hublot, ou vache fistulée, qu’est-ce que c’est ?

Un truc comme ça ?

vache_a_hublot

Ce serait marrant mais en réalité c’est plutôt comme ça…

vache_hublotCe système, appliqué à des animaux par les vétérinaires, consiste à ouvrir un trou sur le côté de la vache pour un accès permanent à son estomac. Une fois que la fistule est installée ils peuvent tout simplement mettre la main dans l’estomac de la vache pour obtenir un échantillon de l’aliment à analyser. Pour éviter les sucs gastriques que peut provoquer la fistule, celle-ci est recouverte d’un bouchon en plastique qui permet à la vache d’avoir une vie «normale». Le but de cette méthode est d’étudier le processus de digestion de chaque aliment qui est fourni à la vache, toujours dans le but d’obtenir la plus grande productivité possible dans le lait et la viande, économisant chaque coût possible. C’est l’une des nombreuses expériences qui sont effectuées tous les jours, dans une société qui considère les animaux comme des objets d’usage et de consommation. Alors la seule façon de lutter contre cette exploitation cruelle subie par les animaux, c’est de ne pas y participer.

Vous voulez en savoir plus, cliquez:

Vaches fistulées, une pratique qui choque.

Le post archives (un lien avec plein de liens dedans)

Koua de 9

 

 

L’ortie fée de la résistance

L’ortie longtemps détestée, considérée comme une mauvaise herbe est pourtant riche de multiples vertus.

C’est ce que l’on découvre dans ce documentaire à travers de nombreux portraits d’hommes et de femmes qui utilisent l’ortie au quotidien et dont le point commun est de s’investir pour un monde plus sain et équitable. Mais aujourd’hui des lois interdisent tout ce qui n’est pas autorisé. C’est ainsi que l’utilisation, la commercialisation et la transmission des recettes de ces produits naturels totalement inoffensifs comme le purin d’ortie, deviennent interdits.

Alors l’ortie « fée » de la résistance et devient symbole de luttes aussi variées que celles contre le tout industriel, la marchandisation à outrance, l’uniformisation des modes de penser (culturels et « agri-culturels »). Car les enjeux sont de taille : conserver un environnement dans lequel pourront évoluer les générations futures… Préserver les libertés aussi fondamentales que celles de se soigner comme on l’entend ou de cultiver son jardin en respectant la santé humaine et celle de l’environnement…

Bref préserver l’indépendance de chacun à être soi-même, préserver la liberté d’être !

Bon visionnage !

Nous sommes tous terriens.

Je vous défie de regarder ce documentaire jusqu’au bout et d’aller ensuite acheter d’la bidoche au supermarché.  Même si, à mon goût, la musique est trop larmoyante, et c’est bien inutile compte tenu de la dureté des images.

Je voudrais que tout le monde voit ce documentaire, ça devrait même être obligatoire à quiconque souhaitant acheter de la viande, du lait, du cuir ou autres produits issus de ce massacre.

« Earthlings est un documentaire long-métrage sur la dépendance absolue de l’humanité à l’égard des animaux (animaux de compagnie, nourriture, habillement, divertissement, et recherche scientifique) mais aussi sur l’irrespect total pour ceux qu’on peut aussi qualifier de marchandise… »

Sur le même schéma que le racisme et le sexisme, le spécisme favorise ses propres intérêts aux détriments des autres espèces.

Voici quelques citations qui m’ont interpellé dans ce documentaire, et qui, je l’espère vous interpelleront aussi:

« La souffrance d’un être est égale à la souffrance de tout autre être. »

« Les gens espèrent que la viande qu’ils achètent vient d’un animal qui n’a pas souffert. Mais ils préfèrent ne rien savoir. Et pourtant tous ceux qui, par leur consommation, provoquent le sacrifice d’un animal, ne méritent pas d’ignorer les étapes de production de la viande vendue dans le commerce. »

« Si les abattoirs avaient des vitres, ne serions nous pas tous végétariens ? »

« Vous avez dîné, et bien que l’abattoir ait été soigneusement caché dans un lieu convenablement éloigné, vous êtes complice. » Emerson.

« De toutes les créatures, l’Homme est la plus détestable. » Mark Twain.

« Tant qu’il y aura des abattoirs, il y aura des champs de bataille. » Léon Tolstoï.

« L’ignorance est la plus fréquente justification des spécistes. Mais avec le temps et la détermination n’importe qui peut facilement découvrir la vérité. »

« Si la souffrance des animaux nous retourne l’estomac, cela montre que nous n’y sommes pas indifférents, même si nous ne voulons pas l’admettre. Ceux qui rejettent l’amour pour les animaux comme n’étant que de la sensiblerie renient une part importante de leur humanité. Quand on respecte un animal, on n’en est pas moins humain. Nous sommes tous terriens, faisons le rapprochement. »

Comment est-on passé de ferme à usine à viande ?

panneaux

Bienvenus dans les sites industriels de mise à mort !

L’élevage intensif c’est: 80 à 99% des animaux (selon les espèces) qui ne voient pas la lumière du jour, 60 milliards d’animaux tués par an dans le monde. Dont 1 milliard en France. Fécondations artificielles, déforestation, pollution des eaux et de l’air, contribution au réchauffement de la planète, maltraitance, cruauté, mutilations: ébecquage, écornage, ablation des queues, coupe des oreilles, sciage des dents ( qui n’empêchent pas le cannibalisme ), folie, déformations, fractures, antibiotiques préventifs, confinement, mauvaise hygiène, stress, mort lente et douloureuse …

15 000 litres d’eau sont nécessaires pour produire un kilo de viande, contre 2 000 litres pour un kilo de riz.. Dites non à l’hypercarnisme !

Un petit compteur de mort affolant et d’autres infos sur Planetoscope.com

La pollution des sols

Le territoire français présente l’une des plus fortes densités de sites pollués au monde. Durant deux siècles, les industriels ont enfoui une grande variété de produits chimiques sur leurs terrains ou en pleine nature. On compte ainsi près de 300 000 sites pollués en France. Une grande partie de cette surface est déjà occupée par des habitations, des établissements scolaires, ou encore des terrains de sport. Les produits toxiques, invisibles à l’oeil nu, sont capables de remonter à l’air libre, sous forme de gaz toxiques, ou de se répandre dans les nappes phréatiques.

Vidéo

La guerre des graines

Je vous invite à regarder ce film, si ce n’est pas déjà fait. Il vous permettra de comprendre comment des multinationales veulent confisquer le vivant. Ce film, je l’espère, vous donnera envie de vous battre pour sauver notre indépendance alimentaire.